Colombie – RDC : un match tactiquement compliqué pour les Léopards (Analyse)

Si les Léopards étaient déjà persuadés que le Portugal allait confisquer le ballon et savaient déjà à quoi s’attendre au premier match, face à la Colombie, une équipe capable à la fois de faire et de le subir, rien n’est acquis pour la RDC. Il faudra donc s’adapter, selon les cas.
Alors, la Colombie n’a rien de comparable au Portugal en terme d’individualités, ça c’est sûr. Mais, il serait imprudent de se focaliser sur le différenciel technique entre ces deux adversaires de la RDC pour déduire que les Léopards auront à faire à un adversaire moins coriace au deuxième match. Non, c’est faux.
La Colombie, une équipe biface
Impossible de savoir quand est-ce que l’équipe de Colombie subit le jeu et quand est-ce qu’elle se décide de le faire. Quelque fois dans le dos rond, et quelquefois dans des phases de possession. C’est exactement le portrait craché de l’équipe de la RDC, qui refuse le jeu face à plus fort techniquement qu’elle, sans se priver le luxe de livrer quelques séquences de possession quand elle en a l’occasion.
Cependant, la différence entre la RDC et la Colombie se situe à l’animation offensive. Bien que les deux équipes privilégient les attaques rapides, avec des attaquants qui vont extrêmement vites, les Cafeteros (Colombie) eux utilisent trop les côtés, plutôt que l’axe. Normal quand on a le meilleur ailier gauche du monde : Luis Diaz.

L’attaquant du Bayern Munich reste le principal détonateur offensif de la sélection de la Colombie. Mais, ses coéquipiers ne font pas pour autant de la fixette sur lui uniquement, de peur de monotoniser l’animation offensive. James Rodriguez, malgré ses 35 ans, continue d’apporter une sérieuse dose technique dans cette équipe, lui qui en est d’ailleurs toujours le leader technique, sans mesurer son impact sur les coups de pieds arrêtés.
La Colombie : des bons joueurs à toutes les lignes
C’est rare de voir une sélection avec autant de talents sur quasiment toutes les lignes. Côté colombien, il y en a au moins un ou deux à tous les secteurs. Deux latéraux très forts : le très élégant Joacquim Mojica de Majorque et l’impérial Daniel Munoz, le défenseur de Crystal Palace qui revient d’une nouvelle grosse saison. La Colombie tient également deux gros centraux, en l’occurrence l’ancien Spur Davinson Sanchez qui cartonne actuellement à Galatasaray et Jonh Lucumi, un véritable cadre à Bologne.

C’est peut-être au milieu que la Colombie manque des joueurs affirmés. Ce qui en fait d’ailleurs une équipe moins possessive du ballon. Toutefois, la présence d’un Jefferson Lerma leur résout pas mal de soucis dans ce secteur là. Le joueur de Crystal Palace, qui est plus remarquable dans les sorties de balle propres et la conservation que dans les projections, est le patron de l’équilibre de cette équipe. C’est pratiquement le Samuel Moutoussamy colombien.
Attention ! Quand on parle de l’attaque de la Colombie, une tendance plus large s’oriente vers Luis Diaz et James Rodriguez, non sans raison. Mais, peu de gens parlent d’un certain Luis Suarez, un véritable poison pour les défenses, qui a inscrit près de 40 buts avec le Sporting du Portugal la saison dernière. C’est quasiment le troisième homme de la ligne offensive de Cafeteros dont il ne faut surtout pas minimiser le taux de létalité. À Sébastien Desabre et ses hommes d’être conséquent !
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