Colombie – RDC (1-0) : la Colombie a été beaucoup trop forte (Analyses)

Nombreux se plaignent du visage fade affiché par les Léopards face à la Colombie, au lieu de souligner d’abord la qualité de l’équipe adverse. Et pourtant, il était clair qu’il y avait un énorme fossé entre les qualités des Cafeteros et celles des Léopards. Le score de (1-0) etant d’ailleurs beaucoup trop flatteur.
Les huit arrêts décisifs réalisés par Lionel Mpasi dans cette partie, sont moins les indicateurs principaux de la souveraineté technique colombienne que le nombre de déchets exposés par les joueurs congolais. À voir la différence de maîtrise, de circulation et de l’usage du ballon, on se croirait bien dans une opposition entre deux équipes de divisions différentes. La Colombie était trop au dessus !
Merci à Mpasi
À part la lourde frappe de Edo Kayembe, le début de match des Léopards face à la Colombie a été encore plus timoré que contre le Portugal il y a une semaine. Mais, pire encore, la RDC donnait l’air d’une équipe désarticulée et beaucoup moins compacte au milieu de terrain. Ça aura été quasiment le pire match de Samuel Moutoussamy et Ngal’Ayel Mukau chez les Léopards.

Les colombiens ont pris d’assaut le milieu de terrain congolais, ils l’ont assiegé et ils en sont devenus maîtres d’entrée. Leurs initiatives offensives étaient d’une telle facilité qu’ils frappaient à distance quand ils le voulaient et combinaient dans les petites quand il n’y avait pas d’autres choix. Dans ce black-out tactique congolais, un homme s’est imposé comme étant le seul à même de s’opposer au rouleau compresseur d’en face : Lionel Mpasi, le portier congolais, auteur de 8 gros arrêts dans le match.
Merci à la pause fraîcheur
Face au Portugal, l’impact de la première pause fraîcheur n’a pas été très flagrant. Ça l’a véritablement été face à la Colombie. N’eût-été cet arrêt momentané décidé par l’arbitre après la 20 ème minute, la RDC allait prendre de l’eau, et très rapidement.
Autant cette première pause fraîcheur de la partie a permis à Sébastien Desabre de faire quelques réajustements tactiques, autant celle-ci a coupé presque complètement le rythme des Colombiens. Eux qui en étaient à 5 grosses occasions ratées avant la 20 ème minute. C’était donc clairement un soulagement pour les Congolais qui ont commencé à tenir un peu plus le ballon après.
Une seconde période débridée
La recontre s’est ensuite décousue en seconde période, avec une RDC beaucoup plus entreprenante et une Colombie un peu plus maladroite dans les transmissions. Et pourtant le duo offensif congolais (Wissa et Bakambu) est resté coupé du reste de l’équipe. Mine de rien, c’est dans leur temps le plus fort de la recontre, juste après la frappe contrée de Yoane Wissa par Davinson Sanchez, que les Léopards finissent par prendre un but, sur une des actions les moins évidentes en plus.

Un véritable coup de massue pour la défense congolaise qui s’est montrée impériale sur des situations bien plus dangereuses que celle-là et Lionel Mpasi qui ne méritait surtout pas d’encaisser un but gag après une prestation aussi majusculaire. Bien dommage !
Ce but de Daniel Munoz, rendu possible par Steve Kapuadi, était en vrai la consécration de la nette supériorité colombienne face à la RDC. Un but logique, qui est certes arrivé au moment où l’orage semblait déjà passé, mais qui a scellé une victoire méritée des Cafeteros après une partie globalement maîtrisée, voire de temps en temps survolée.
A propos de l'auteur