En route vers le Mondial 2026 : Bakambu – Mbemba, les survivants désignés

Dans une tanière des Léopards où cohabitent anciens et nouveaux, habitués et novices, quelques deux « très anciens » sont assis au fond de la salle. Aguerris, ils ont déjà été dans la même situation que celle dans laquelle se trouve la sélection congolaise présentement : Un dernier pas vers la qualification à une coupe du monde. Cedric Bakambu et Chancel Mbemba, seuls rescapés du cataclysme du 5 Septembre 2017 à l’antépénultième face à la Tunisie, sont encore là, torches en mains, pour montrer la voix à leurs jeunes frères.

Exactement comme il y a 8 ans, les Léopards sont à trois matchs d’un retour historique à la coupe du monde de la FIFA, plus d’un demi-siecle après. Une seule formule peut les y ramener : Bien négocier les quatre finales restantes. D’abord face à un Sud-Soudan décomplexé à Juba, puis un Sénégal piqué dans son orgueil, ensuite face à un Togo certes décroché mais toujours incisif, et enfin face à une sélection soudanaise obstinée. Quatre matchs au sortir desquels les joueurs congolais ne peuvent que ramener des résultats positifs, afin d’éviter le remake de la catastrophe de 2017, qui avait laissé le football congolais sous implosion. Heureusement que deux survivants de ce crash sont toujours là.
Mbemba – Bakambu, les éclaireurs
Tous deux titulaires il y a 8 ans face à la Tunisie, Chancel Mbemba et Cedric Bakambu le seront peut-être (encore) face au Sénégal, dans le match le plus attendu dans cette ruée vers le Mondial 2026. C’est à ces deux briscards dont Sébastien Desabre ne se passe quasiment jamais depuis son arrivée, que reviendra la charge de « guide » des plus jeunes. Eux qui ont déjà goûté à un affront monumental.

L’un nouvellement signé à Lille après un creux d’un an pratiquement et l’autre à califourchon au Betis, ces deux « vétérans » ont un rôle plus symbolique que sportif chez les Léopards. Même si, techniquement, ils ont encore des atouts à revendre. Mais, c’est surtout dans les vestiaires que le poids de leur historie avec la RDC est attendu. Qu’ils soient des véritables leaders charismatiques, capables de haranguer les troupes et les sublimer. Une tâche moins ardue pour Cédric Bakambu que pour Chancel Mbemba de nature moins sanguin.
A propos de l'auteur