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Edito – Léopards ; « Arrêtez avec cet argument de temps de jeu »

Edito – Léopards ; « Arrêtez avec cet argument de temps de jeu »

L’opinion dominante dans le football a érigé « le manque de temps de jeu en club » comme un facteur de la sous-performance en sélection. Assez à tort, à notre avis, puisque les cas des joueurs internationaux congolais et quelques uns d’ailleurs, est un véritable contre-argument. Le football c’est d’abord une question de talent, de discipline personnelle et de rigueur envers soi-même.

Peu avant le début de la pendante trêve de Septembre, les chiffres alarmants ont fait la part belle de plusieurs médias, pages, sites… Le plus part allant dans le sens de « critiquer« , comme d’habitude, les choix de Sébastien Desabre. Des choix qui, pour ces footeux, « ne reposaient sur aucun mérite ». Simplement du fait que, à la connaissance de ces derniers, « le temps de jeu en club est le seul critère de convocation en sélection ». De nature criticistes, même quand il y en a pas lieu, ces officines sont allées même jusqu’à remettre en question la convocation du capitaine Chancel Mbemba ou du portier Dimitry Bertaud, dont pourtant le manque de temps de jeu en club est sans effets en sélection.

Nécessité de faire évoluer le débat

En effet, la République Démocratique du Congo s’est de nouveau défaite de cette superstition maladroitement érigée, en explosant le Sud – Soudan (1-4) dont la majeure partie de joueurs est titulaire dans des petits clubs locaux et régionaux. Une équipe sud-soudanaise qui a amorcé les préparatifs depuis presqu’un mois, illusionnés sans doute que la fraîcheur suffit pour faire tomber les Léopards dont trois de 11 titulaires n’ont fait que 2 séances d’entraînement, puisqu’arrivés à quelques heures du match.

16 points, 11 buts marqués et seulement 3 encaissés, tels sont les chiffres réalisés par des joueurs sans clubs qui, paradoxalement restent agrippés tout la haut dans le groupe, au dessus du grand Sénégal dont chaque joueur dispose d’un temps de jeu conséquent en club. Comment donc faire du facteur « temps de jeu en club » l’alfa et l’oméga des rendements des joueurs en sélection ? Il est définitivement temps d’ouvrir l’esprit, d’étendre le raisonnement et de se rendre compte à quel point cette théorie est révolue. La preuve en est que : les meilleurs Léopards sur le terrain depuis deux ans, sont ceux qui n’ont quasiment pas de temps de jeu en club.

A propos de l'auteur

Par: Gaéthan Kombi

Journaliste - éditorialiste
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