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CAN 2025 : Desabre au Maroc avec des chats, et non des Léopards

CAN 2025 : Desabre au Maroc avec des chats, et non des Léopards

Au moment où tous les prétendants au titre de la CAN se prémunissaient conséquemment, avec des très grands joueurs, la République Démocratique du Congo s’est elle présentée au Maroc avec plusieurs joueurs des clubs moyens, et pour la plupart en panne. Ce constat est d’autant plus évident qu’il s’est laissé transparaître sur le terrain : Plus le niveau s’élève, plus les joueurs « moyens » – « petits » joueurs s’éclipsent.

Pour cette édition 2025, la règle n’a laissé aucune place à l’exception. Le dernier carré aux gros. D’ailleurs en témoigne le tableau des demi-finales. Le Maroc, le Sénégal, L’Égypte et le Nigeria, respectivement Premier, Deuxième, Quatrième et Cinquième du classement FIFA en Afrique ont tenu leurs rangs. Le seul accident est venu de l’Algérie (3 ème) qui n’a pas su s’assumer face à des Nigerians bien plus supérieurs. La preuve que la hiérarchie est respectée !

Desabre avec des chats à la CAN

Par « chats« , l’allusion est portée vers des joueurs moyens, voire petits pour un combat comme la CAN. Voilà les chasseurs avec lesquels Sébastien Desabre a voulu rééditer l’exploit de 2023. Cette fois, toutes les limites d’un groupe aux éléments « peu consistants » se sont fait voir. Devant une Algérie jouable, les Léopards (Chats) ont, comme on a l’habitude de dire quand on joue face à plus fort que soi : Donner le meilleur d’eux mêmes. Mouiller les maillots en d’autres termes, si on pastiche la phrase préférée du capitaine Chancel Mbemba. Pouvaient-ils vraiment donner plus ?

Visiblement non, puisque « la belle femme du monde ne donne que ce qu’elle a« . Des joueurs, certes talentueux, mais qui n’ont rien de comparable avec ceux des nations qui sont en demi-finales. Aussi bien du point de vue du niveau que du point de vue de qualité. Avec un peu de rigueur, il en ressort trois seuls (Sadiki, Axel et Bissaka) qui sont titulaires dans des bons clus. Pour le reste, c’est soit titulaires dans des clubs moyens – faibles, ou même remplaçants dans des clubs moyens.

La stérilité de la ligne offensive congolaise, couplée à la faiblesse de sa ligne médiane face à celle de l’Algérie par exemple, ne sont peut-être pas les indices qui décrivent au mieux la petitesse des Léopards face aux gros, mais ils la confirment. D’ailleurs, c’est assez remarquable de voir comment chaque nation qualifiée en quart de la CAN marocaine s’arc-boutait toujours sur son « grand joueur » pour piquer. L’Égypte avec Salah, la Côte d’Ivoire avec le jeune Amad Diallo, le Sénégal avec Sadio Mané, le Maroc avec son Brahim Diaz, le Nigeria avec Victor Osimhen, l’Algérie avec Riyad Mahrez, pour ne citer que ceux là. Que dire alors de la RDC ? Sur quel grand joueur les Léopards se reposaient ? Aucun ! À part une défense en béton armée et un milieu de terrain plutôt accrocheur. Dommage que Wissa n’ait pas été là !

La particularité de cette CAN 2025 tient alors du fait que c’est l’une des plus logiques et respectueuses de la hiérarchie. Chaque sélection a tenu exactement son rang, selon son ranking et ses moyens. La RDC n’aura cette fois pas surfé sur la surprise d’il y a deux ans en Côte d’Ivoire. Comme pour dire : l’exception n’est pas une règle destinée à se répéter.

A propos de l'auteur

Par: Gaéthan Kombi

Journaliste - éditorialiste
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