Coupe du monde des clubs : un Paris qui fait peur, un Réal qui fait pitié

Mercredi soir, le Réal Madrid a renoué avec tous ses démons du passé récent, quelques semaines seulement après en avoir pris congé. Le comble est que, ce n’est plus Carlo Ancelotti l’artiste, mais bien Xabi Alonso, qui n’a eu recours à aucune de ses recrues dans cette humiliation 2.0 face à un Paris Saint Germain plutôt impitoyable (0-4).
Réal made in Carlo
Pour se dédouaner de cette prestation nauséabonde qui ne ressemble en rien à ce qu’il veut proposer, Xabi Alonso a déclaré que « ce n’était pas le début de ma première saison au Réal, mais la fin de la précédente ». Une façon de ne pas assumer les bourdes affreuses de Ascensio et Rüdiger, deux anciens soldats de son prédécesseur, Carlo Ancelotti.

En effet, ça ne ressemblait en rien au Réal de Xabi Alonso qui, jusque-là, disons-le, n’avait pas encore affronté un adversaire du calibre du Paris Saint Germain. Privé de ses recrues phares Dean Huijsen et Trent Alexander Arnold, le jeune technicien espagnol a exploré les trous béants qu’il faille remblayer dans un effectif qui transpire encore les vestiges de la désagréable saison finissante. « Oui, j’ai appris beaucoup de choses », a-t-il avoué dans un ton faible, empreint d’humiliations et de désemparement.
Et maintenant ?
De nouveau, les feux sont au rouge au Réal. La certitude est que les démons du passé ne sont pas encore totalement exorcisés. Le chantier est encore immense et l’état-major du club doit se grouiller pour accompagner la révolution initiée par Xabi Alonso. « Il doit y avoir des changements », s’est d’ailleurs confié l’ancien entraîneur du Bayer Leverkusen à la fin du match.

À en croire les médias proches de la Maison Blanche, tous les renforts annoncés seront très vite officialisés. C’est le cas notamment de l’arrière gauche Carreras, transfuge du Benfica, de l’ailier argentin Franco Mastantuono et d’un milieu de terrain supplémentaire pouvant pallier les 4 mois d’absence de Jude Bellingham, couplé au départ de Luka Modric.
Paris, irrésistible
Personne n’arrive à résister au PSG, même quand les circonstances lui sont défavorables, comme lors de la fin du match face au Bayern en quart de finale. Chaque match est devenu un petit récital pour les hommes de Luis Enrique. Injouables, ils font de leurs adversaires ce qu’ils veulent, au point de dicter le sort des matchs avant même de les commencer.

« Le Réal n’a subi que ce que tout le monde subit quand il joue le PSG maintenant. Tout le monde a peur de le jouer « , remarque, à juste titre, le consultant Daniel Riolo. En vrai, Paris version 2025 est plus que magique.
A propos de l'auteur