Musika Na Kipaji 7 : le triomphe d’un événement qui était voué à l’échec

On dirait bien que les diables ont été confondus. Les pépins techniques, le soleil éreintant, les impondérables organisationnels…rien n’a résisté à la détermination des héroïnes et héros derrière le festival Musika Na Kipaji. Et en fin de compte, que retient-on de la 7 ème édition, si ce n’est qu’une réussite ?
Jamais, depuis l’an 2024, une activité socio-culturelle de Goma n’avait réuni autant de jeunes. Pour un festival dédié à la femme, et dit cent pour cent féminin, c’était juste spectaculaire de voir comment Hommes et Femmes, Garçons et Filles etaient tous enthousiasmés à l’idée de Rêver, Travailler et Inspirer. C’était incroyable !
La journée du dimanche 29 Mars, était celle de la clôture de la septième édition du festival, et donc de tous les enjeux. Malgré un début timide, suite notamment au fort ensoleillement et quelques pannes techniques, la soif de célébrer a fini par prendre le dessus sur les imprévus de dernière minute.
Devant une foule nombreuse, composée d’hommes et de femmes au Foyer Culturel de Goma, chanteurs et danseurs ont exprimé leurs talents de vive voix. La douceur de Charmeuse Musemakweli, l’énergie de Kim Chanceline et la profondeur de Esther Cirezi, couplées au flow de Clem Cleopatre, à la sensibilité de Miss Mell et la rage de Madame Moury ont donné une dimension festive à cette initiative socio-culturelle dédiée à la femme. Les prestations interstellaires de la diva Dety Darba, Safi Sivan et Grâce ont quant-à elle amené les festivaliers sur une galaxie.

La septième édition de Musika Na Kipaji aura donc été un événement vivant, rythmé et ambiant. Elle aura surtout été une première occasion, après une année de traumatismes et d’anxiétés, pour les Gomatraciens et Gomatraciennes de se déchaîner en masse autour des arts et de la culture qui, selon la coordinatrice Esther Abumba, sont à même de résoudre les conflits que les armes et les accords ne peuvent pas.
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