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RDC – Jamaïque : ce qu’il faut craindre chez les Jamaïcains

RDC – Jamaïque : ce qu’il faut craindre chez les Jamaïcains

La rencontre de ce vendredi face à la Nouvelle-Calédonie était le reflet exact des vertus de la sélection Jamaicaïne : une équipe limitée en qualités individuelles mais toujours prête au combat. C’est exactement avec ce sens de travail, de combat et d’humilité que les Raggae Boys se sont présentés face aux Calédoniens, qui pourtant, n’ont rien d’exceptionnel individuellement.

La RDC sait à quoi s’attendre

Du combat. Beaucoup de combat ! C’est la principale arme qu’utilisera la Jamaïque face à la RDC. Si les hommes de Rudolph Speid en ont fait preuve face à la pauvre sélection Calédonienne, à fortiori face à la richissime sélection congolaise. Ça au moins, c’est une evidence.

La Jamaïque s’est montrée bipolaire en demi-finale face à la Nouvelle-Calédonie. C’était à la fois une équipe imposante et une « bande de bagarreurs« . Certes, Léon Bailey et ses coéquipiers ne se sont jamais montrés souverains durant toute la partie, mais au moins, le combat et le pressing illimité, on ne peut pas leur enlever.

La sélection Jamaïcaine, c’est exactement ce type d’équipe consciente de ses limites techniques, auxquelles elle substitue le courage. Elle sait (cette sélection) qu’elle ne gagnera jamais la bataille technique. Encore moins face à une équipe de RDC touffue en qualités individuelles. Néanmoins, elle sait que le seul moyen de rivaliser, c’est de combattre avec ses seules ressources : l’âme, le courage et le combat.

Il est donc de toute évidence que la Jamaïque tentera d’embarquer la RDC dans un match plus physique que technique. Aux Léopards, et surtout à Sébastien Desabre de s’y préparer. Les Jamaïcains auront à l’esprit de résister à chaque session de possession des Fauves congolais, y opposer un pressing constant avec des joueurs besogneux comme Isaac Hayden ou Karoy Anderson, ensuite exploiter les rares qualités techniques dont ils disposent, notamment sur les ailes avec le très virevoltant Tyreece Campbell et le très raffiné Leon Bailey. Au moins, avec ces deux joueurs là, de Charlton et Aston Villa, ils sont sûrs qu’ils reposent sur des vraies valeurs sûres.

L’autre avantage de la Jamaïque, c’est son assise défensive. Alors, elle ne tient peut-être pas des joueurs de calibre comparables à ceux de la RDC, mais le fait d’avoir un leader de la trempe de Etthan Pinnock, qui soit dit en passant compose une paire complémentaire avec Richard King, en fait une de plus solide et compacte. Les Léopards disposent cependant d’armes suffisantes pour la dynamiter, aussi bien dans les attaques placées que sur des phases de transitions rapides.

A propos de l'auteur

Par: Gaéthan Kombi

Journaliste - éditorialiste
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