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Coupe du monde 2026 : pourquoi les Africains craquent en fin de matchs ? (Analyses)

Coupe du monde 2026 : pourquoi les Africains craquent en fin de matchs ? (Analyses)

Les quatre-vingtiemes minutes de matchs ont coïncidé avec les cauchemars de presque toutes les sélections africaines à la coupe du monde 2026 (en cours). Ce phénomène, qui n’a rien de normal pour plusieurs africains, n’a pourtant rien à voir avec la métaphysique ou l’irréel. C’est bien normal !

Constat : Le Sénégal a, de manière choquante vrillé devant une Belgique ronronnante dans les 80 ème minutes, après avoir mené par deux buts d’écart. La Côte d’Ivoire a craqué dans le même espace de temps face à la Norvège, tout comme la République Démocratique du Congo face à l’Angleterre. L’Afrique du Sud quant-à elle, a pris un but assassin du Canada dans les temps additionnels lors de son élimination en seizièmes de finale. Le constat fait donc état de 4 nations africaines qui ont perdu les pédales dans les mêmes conditions en seizièmes de finale, sur les 9 qualifiées.

 

Cette déliquescence des africains dans les moneytimes s’est confirmée lors de la terrible élimination de l’Égypte face à l’Argentine en huitièmes, mardi dernier. Les Égyptiens, comme les Sénégalais face à la Belgique, menaient par deux buts d’écart jusqu’à un quart d’heure de la fin du match, avant de s’écrouler totalement. Ce cas étant de trop, il s’impose comme une nécessité d’en analyser les causes.

Une défaillante gestion émotionnelle

Au fait, les nations africaines ont donné l’impression, durant cette coupe du monde, de tomber vite dans l’euphorie après avoir mené au score. Cela se justifiait par des choix injustifiables de leurs sélectionneurs (Pape Thaw face à la Belgique ) et la suffisance parfois inexplicable des joueurs. Le contentement après avoir mené au score était tel que, les nations africaines pensaient avoir réalisé le plus dur avant même les fins de matchs.

Ces déclinaisons in-extremis avaient également comme cause : le complexe d’infériorité. Même à quelques secondes des fins de matchs, les nations africaines donnaient l’impression de manquer de confiance et de consistance. Subitement à chaque fin de match, l’investissement n’était plus le même (EX: léthargie de la défense congolaise sur les buts de Kane, Facilité de Haaland sur le but face à la Côte d’Ivoire…)

Et même dans l’imaginaire collectif, la question principale était : jusqu’à quand vont-ils résister ? Comme si justement tenir tête jusque dans les dernières minutes suffisait déjà. Les propos de Rudi Garcia, sélectionneur de la Belgique après la victoire face au Sénégal attestaient du manque de résilience émotionnelle, tactique et technique des sélections africaines. « On connait très bien ses équipes là. Elles perdent le fil à la fin », avait déclaré le sélectionneur des diables rouges. En d’autres termes, les adversaires des nations africaines sont toujours persuadés que : peu importe l’adversité qu’oppose une équipe africaine, elle finit toujours par craquer à la fin.

A propos de l'auteur

Par: Gaéthan Kombi

Journaliste - éditorialiste
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